Parlons peu parlons Science

La poussière révèlerait ce qu’il se passe chez vous

vendredi 28 août 2015 par Rédaction de Parlons peu parlons Science

Par Marion Guillaumin.

Vous êtes une vraie petite fée du logis ? Rien ne dépasse, le plancher brille et les vitres battent le record de celles de Mr Propre® ? Peut-être, mais d’après des scientifiques, le peu de poussière qu’il reste pourrait déceler les mystères de votre maison.

Certes, en apprenant la nouvelle, votre chroniqueuse n’a pas pu s’empêcher d’imaginer Sherlock Holmes, les mains sur les hanches, derrière son cher Watson, qui, à la loupe, examinerait de fond en comble les maisons. Parce-que, tenez-vous bien, l’étude prétend que la poussière présente au-dessus des portes (et oui chère petite fée, tu l’oublies souvent cet endroit-là. Rassure-toi Mr Propre® aussi) révèlerait l’identité sexuelle des habitants, la manière dont ils vivent et s’ils hébergent des animaux de compagnie.

Comment ont-ils fait pour arriver à une telle conclusion ?
Les chercheurs (oublions Sherlock) ont analysé des échantillons de poussière issus d’un chambranle extérieur et d’un cadre de porte d’un espace intérieur de 1 200 foyers répartis aléatoirement sur le territoire américain. Par ailleurs, ils ont épluché des questionnaires auxquels les habitants avaient préalablement répondu afin de connaître leurs habitudes de vie et leur hygiène.


Dessus de porte poussiéreuse = secret de famille plus lourd ?
Les champignons identifiés se sont avérés être similaires pour les cadres de portes extérieures et intérieures ; ils seraient donc indépendants des habitants. En revanche, les bactéries présentes à l’intérieur de la maison dépendraient du ratio homme/femme et de la présence d’animaux (Oubliez Sherlock mais aussi votre poisson rouge ; la publication s’attarde uniquement sur les chiens et les chats). En effet, leurs analyses auraient démontré avec une précision de 92 à 83% que la présence d’animal de compagnie influence la diversité microbienne dans la pellicule poussiéreuse au-dessus de votre porte. Si un chat rode régulièrement près du divan dans le salon, 24 genres bactériens s’ajouteraient à cette biodiversité pelliculaire alors que si seul un chien se couche sur le paillasson, 56 genres de bactéries supplémentaires squatteraient le dessus du cadre.

Mais c’est quand vous allez apprendre ce que contient réellement cette poussière découverte parfois comme à son premier jour, en l’effleurant du bout du doigt, que vos yeux vont un peu plus s’écarquiller. Parmi cette grande diversité microbienne qui dort dans cette couche poussiéreuse, il y a des bactéries de l’épiderme, fécales et vaginales (e.g Corynebacterium, Dermabacter et Roseburia). Euh, d’accord mais comment elles sont arrivées là-haut ? Les scientifiques posent l’hypothèse de transfert de cette poussière via des courants d’air… Par ailleurs, il semblerait que ces bactéries soient plus nombreuses lorsque les hommes prédominent la population intra-foyer. Une idée les mecs ? Les auteurs de cette étude suggèrent que votre grande taille implique plus de peau et donc plus de microbes. Ou une différence d’hygiène avec les femmes. Mais votre chroniqueuse refuse de douter de votre propreté.

Bref, rassurez-vous, la quantité et la qualité de la poussière sur les encadrements de portes ne révèlera pas vos petits secrets. Même si vous êtes mariée à Sherlock, il ne pourra pas déceler la présence d’un amant occasionnel ni la cachette de votre poisson rouge, à partir des bactéries délaissées à l’entrée.


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