Parlons peu parlons Science

Le ptéropode-éléphant

mercredi 22 juillet 2015 par Rédaction de Parlons peu parlons Science

© Tara Océans/CNRS Photothèque - SARDET Christian

Non, ce n’est pas Dumbo dans l’espace ou sur une radiographie.

Cette semaine, nous vous présentons un ptéropode à la silhouette d’éléphant mesurant 5 millimètres environ, deux copépodes et un ostracode.

Un ptéro-quoi ? Les ptéropodes représentent un ancien ordre de la classe des mollusques, ayant à chaque côté de leur organisme un appendice en forme d’aile, permettant leur locomotion. Bref, ces extensions propulsent l’animal dans l’eau, sans toutefois lui permettre de lutter contre un courant. Il faut noter que ces espèces sont vulnérables et sensibles à l’acidification des océans.

Les copépodes, quant à eux, sont de petits crustacés, libres et parasites, vivant dans l’eau de mer et dans la plupart des habitats d’eau douce. « A quoi ça sert ? » demanderaient certains. Les espèces planctoniques de copépodes ont un rôle majeur dans les réseaux trophiques et dans le cycle du carbone. Par ailleurs, ils contribuent au micro-mélange de l’eau par les battements de leurs appendices natatoires.

Enfin, un ostracode (orange sur cette photographie) est également un crustacé microscopique des milieux marins et d’eau douce. Certaines espèces sont utilisées comme bio-indicatrices de certaines pollutions.

Dans quel contexte fut prise cette photo ?
C’est dans un filet à plancton de la goélette Tara que furent prélevés ces petits individus, dans les eaux de l’océan Indien, au large des îles Maldives. Le bateau Tara a quitté Lorient le 5 septembre 2009 pour une expédition de trois ans sur les océans de la planète, ayant pour objectif d’étudier la vie microscopique de cet écosystème marin.
Ce prélèvement a été effectué par l’équipe de l’UMR 7009 à Villefranche/Mer, spécialisée en Biologie du Développement.

Quelles sont les principales recherches de cette équipe ?
Les scientifiques de ce laboratoire du CNRS mettent en culture des organismes et embryons d’espèces marines modèles. Ils identifient de nouveaux acteurs moléculaires du développement précoce, évaluent les fonctionnalités des régulateurs de gamétogenèse d’embryogenèse et de régénération tout en élaborant des réseaux géniques. D’autre part, les équipes analysent les séquences génomiques de certains modèles principaux, tels que l’oursin, l’ascidie et la méduse. Enfin, l’imagerie in vivo des processus cellulaires du développement est un outil incontournable au sein de cette UMR, leur permettant de visualiser et localiser des structures cellulaires et macromoléculaires particulières.

 

 


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