Parlons peu parlons Science

Quand la protection pour sportifs s’inspire d’un crustacé

Par Marion Guillaumin.

Avez-vous déjà vu une squille ? Une squoi ? Une Squille. C’est une crevette-mante. En bref, un crustacé.

Elle utilise un appendice en forme de marteau pour rompre les coquilles de proies très résistantes (e.g gastéropodes, autres crustacés, mollusques bivalves). Pour ne pas se briser lorsqu’elle les roue de coups, l’appendice est principalement composé de fibres de chitine. C’est le composite majeur des exosquelettes des insectes et des carapaces de nombreux crustacés. Jusque-là rien de bien étonnant.

Mais chez cette crevette, la structure est particulière : la chitine se présente sous forme hélicoïdale. Vous avez compris, comme l’ADN ou un escalier en colimaçon. Cette architecture a été naturellement conçue pour survivre aux coups répétés à grande vitesse, tels que son acharnement sur une proie appétissante.

Quel rapport avec les sportifs ?
Non, la squille n’est pas une championne du cyclisme (Nous éviterons tout jeu de mots avec la quille). Le lien entre cette structure hélicoïdale et le sport est tout simplement une application. En effet, des chercheurs californiens tentent d’utiliser cette architecture pour développer de nouveaux matériaux. Les premiers objectifs seraient d’améliorer les combinaisons des spationautes, des coureurs automobiles et sportifs (e.g le casque des footballeurs) en imitant cette structure. L’intérêt de ces composites étant de filtrer certaines ondes de stress, les chocs seraient moins susceptibles d’endommager le matériel.


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