Parlons peu parlons Science

Asthmatiques, gare à la charcuterie !

lundi 6 février 2017 par Rédaction de Parlons peu parlons Science

Par Marion Guillaumin.

Vous le savez déjà, l’excès de charcuterie c’est comme une boîte de bonbons ou un trop-plein de frites, ce n’est pas bon pour la santé. Mais saviez-vous que cela pouvait aggraver l’asthme ? Fraîchement publiés par une équipe de l’Inserm, les résultats d’une étude montrent qu’une consommation élevée de charcuterie – au moins quatre fois par semaine – est directement associée à l’aggravation des symptômes de l’asthme.

La consommation de charcuterie avait déjà été associée à une augmentation du risque de broncho-pneumopathie chronique obstructive (si ce terme vous fait déjà tousser, abrégez-le par BPCO) et puis des études démontrent que les changements d’habitudes alimentaires et l’augmentation de l’obésité jouent un rôle sur l’asthme.

Un effet direct de la quantité de charcuterie consommée

Les chercheurs ont analysé des données récoltées auprès d’environ 1 000 personnes asthmatiques qui ont été suivies durant près de 7 ans. Leur régime alimentaire et leur appareil respiratoire étaient surveillés, et ils étaient interrogés régulièrement notamment sur leur hygiène de vie. Repérant une aggravation des symptômes de l’asthme chez certains individus, les scientifiques se sont penchés sur leur alimentation pour identifier un éventuel lien.

Photo credit : L.Richarz via Foter.com / CC BY-NC-ND

Il s’est avéré que 20% des personnes suivies mangeant entre une et quatre portions par semaine de charcuterie ont subi une aggravation de leurs symptômes (difficultés à respirer, essoufflements, oppression thoracique). La consommation de charcuterie a un impact direct sur l’asthme, et seulement 14% de l’association charcuterie-asthme sont expliqués par l’obésité (qui est donc un effet indirect).

Des explications ?

Les chercheurs ont détecté le lien entre une alimentation comprenant des portions de charcuterie trop élevées et les symptômes chez un asthmatique. Ils travaillent aujourd’hui pour comprendre les mécanismes sous-jacents, en posant pour le moment l’hypothèse d’un effet des nitrites ajoutés dans les produits pour des raisons de conservation. En effet, ces composés jouent un rôle dans l’inflammation des voies respiratoires et pourraient alors être le facteur majeur dans cette affaire.


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