Parlons peu parlons Science

Des différences dans la structure cérébrale de l’empathie

vendredi 19 juin 2015 par Rédaction de Parlons peu parlons Science

Par Marion Guillaumin.

Alors que ce mercredi, le film Vice-versa est sorti au cinéma, l’heure est aux émotions.

Des chercheurs australiens ont identifié des différences dans le cerveau entre des personnes qui répondent émotionnellement aux sentiments des autres par rapport à ceux qui réagissent de manière rationnelle. Résultat ? Il existe une corrélation entre la densité de matière grise et l’empathie cognitive et affective.

L’empathie co-quoi ?
L’empathie est une capacité utile à la communication, à la construction de nos relations en nous permettant de consolider la compréhension d’autrui.
Les spécialistes en psychologie définissent deux types d’empathie : l’empathie affective qui est automatique, intentionnelle (vous regardez Titanic et vos larmes coulent avec le bateau) et l’empathie cognitive, traduisant la capacité de se représenter les états mentaux de l’autre, de percevoir ses intentions. D’ailleurs, les scientifiques précisent dans leur étude que l’empathie cognitive serait plus développée chez les personnes plus rationnelles.

En bref, comment ça se passe dans notre ciboulot ?
Les auteurs de cette récente étude ont mesuré la densité de matière grise grâce à une technique de neuro-imagerie sur 176 participants qui subissaient des tests pour évaluer leur niveau d’empathies cognitive et affective. Les scores étaient plus élevés pour une empathie affective chez les individus ayant une plus forte densité de matière grise dans l’insula (milieu du cerveau). En revanche, une personne présentant une plus grande empathie cognitive a une matière grise plus dense dans une zone du cortex, au-dessus du corps calleux qui relie les deux hémisphères.

Ces résultats de différences anatomiques corrélées aux types d’empathie soulèvent de nouvelles questions. Les scientifiques s’interrogent sur une éventuelle augmentation de cette capacité par l’apprentissage ; peut-on perdre l’empathie si on ne l’utilise pas suffisamment ? Peut-on se « former » pour devenir plus empathique ?

Leur projet : étudier si des changements de structures cérébrales modifient l’empathie. Un accident vasculaire, par exemple, pourrait entraîner une certaine déficience de cette compréhension des sentiments et des intentions.


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